Projet 2008!

Un projet original de loisirs éducatifs pendant les vacances. Identifier les obstacles à l'étude qui peuvent influencer le comportement, s'affirmer et s'exprimer avec le théâtre, découvrir la meilleure façon d'apprendre à travers des jeux, être plus créatif et motivé, sont les objectifs de ce projet.

Après le stage, un suivi est assuré auprès de chaque enfant durant toute l'année scolaire à l'aide de questionnaires à renvoyer chaque trimestre. Cliquez sur le lien "déroulement du stage" qui vous donnera une idée précise des ateliers qui s'y pratiquent.

Ce Projet implique un nombre d'enfants limités pour renforcer l'attention portée sur chacun d'eux. Je mets mes compétences et mon savoir faire au service d'associations ou d'organisateurs de séjours qui souhaiteraient voir ce thème développé dans leur centre.

Les prochains stages pourraient avoir lieu en été 2008 selon la demande.

Pour plus de détails de mes disponibilités, contactez moi par email.

Quelques informations utiles aux familles sur le programme prévu :

L'organisation de la semaine est judicieuse pour les enfants, ce qui leur apporte un épanouissement progressif, en alternant moments ludiques basés sur les sujets du projet et jeux collectifs de détente.

Les compétences professionnelles de l'encadrement des jeunes garantissent le succès du séjour.

L'autonomie de l'enfant est prise en compte et le laisse libre de s'exprimer et de participer, avec de grands moments de liberté individuelle.
Public : 6 ou 12 enfants maximum de 8 à 11 ans
Classe : Du CE2 au CM2
Cadre : un centre de vacances ou un lieu approprié
Formateurs : 1 personne pour 6 enfants - 2 personnes pour 12 enfants
Durée du séjour : 4 jours, 3 nuits, du mardi au vendredi, journées et soirées
comprises si c'est une colonie, en journée seulement si c'est un lieu sans hébergement
Quand? Pendant les vacances scolaires (février - avril - juillet - août)
But : Redonner aux enfants le goût d'apprendre par la compréhension et l'affirmation de SOI

Contenu :

  1. Les obstacles à la compréhension : apprendre, pourquoi faire?
  2. L'utilité et l'utilisation du dictionnaire
  3. Le théâtre comme moyen d'expression et d'affirmation
  4. Le développement des étapes à accomplir pour atteindre ses aspirations
  5. Les relations, la communication et le comportement
  6. Les émotions et la gestion du stress



Le programme

1 - Les obstacles à la compréhension :

Apprendre, pourquoi faire?
Réponse : pour comprendre et utiliser le savoir vers un objectif.

Les enfants expriment leurs ressentis par rapport à leur vécu scolaire :

  • "Je n'aime pas la maîtresse, alors je n'aime pas l'école ni la matière qu'elle enseigne"
  • "C'est nul ce que les instituteurs nous apprennent"
  • "J'aime les maths, mais je n'aime pas la maîtresse"
  • "Je n'aime pas quand les adultes parlent trop, je m'en vais ailleurs (dans ma tête)"
  • "Je n'aime pas lire parce que je trouve ça plus rigolo de regarder la télévision"

Ces réactions, récoltées à chaud, sont très affectives. Une fois travaillés tous ces ressentis, les enfants nous parlent plus librement et de façon plus rationnelle de l'école.

Par ailleurs, un sérieux problème se pose à nous. Il est à noter que certains enfants n'aiment pas lire ni écrire, font d'énormes fautes d'ortographe et écrivent comme ils parlent. Concernant la lecture, ils accrochent sur les mots empêchant une lecture fluide.

Pour eux, l'écriture et la lecture sont des obstacles à l'étude...

Signalons que les obstacles pour comprendre sont :

  1. Un mot ou un concept (parlé ou écrit) dont la définition est mal comprise ou incomplète
  2. L'absence de réalité du sujet (manque de représentation ou de pratique)
  3. La progression du programme est trop rapide ou il manque des éléments importants pour comprendre

Chacun de ces obstacles provoque des phénomènes physiologiques, facilement décelables, auxquels nous pouvons remédier. Voici rassemblés dans un tableau les obstacles à l'étude, les phénomènes qu'ils provoquent et la solution apportée:

OBSTACLES A LA COMPREHENSION PHENOMENES PRODUITS SOLUTIONS APPORTEES
Mot dont la définition est mal comprise ou incomplète Un vide dans la tête (la lecture qui suit immédiatement ce mot est oubliée irrémédiablement).

Une envie de partir ou un désintérêt pour apprendre

Un sentiment de fatigue ou de lassitude

Arrêter la lecture sur le mot incompris, chercher la définition du mot dans le dictionnaire, le clarifier, faire des phrases avec ce mot et reprendre la lecture du texte à cet endroit.
L'absence des données apprises Sensation d'avoir la tête dans un étau

Ennui et exaspération, mal aux yeux

Procurer des représentations concrètes concernant la partie étudiée (dessins, photos, films, démonstrations ou la chose elle même). Montrer une brouette dans un jardin par exemple.
Les gradients (ou étapes) trop élevés ou les gradients sautés (se rencontrent surtout dans l'action) Une confusion, des vertiges, un énervement dû à l'incapacité de faire ce qui est demandé à ce stade. Arrêter tout, revenir en arrière, trouver l'endroit où la personne était bien.

Quelle nouvelle action a été entreprise sans réellement avoir compris la précédente.

Clarifier le moment d'incompréhension et reprendre à ce point là.

Certains parents ont probablement vu, en cours d'année scolaire, les manifestations de ces phénomènes sur leurs enfants.

2 - L'utilité et l'utilisation du dictionnaire :

  • Jeux autour du dictionnaire
  • Découvertes des abréviations
  • Amélioration de l'utilisation de l'alphabet
  • Motivation pour la lecture

Nous avons travaillé avec les enfants sur leurs aspirations et chacun d'eux a exprimé ce qui lui tenait le plus à coeur. A partir de ce rêve, les enfants ont déterminé ce qu'il leur fallait apprendre pour atteindre ce but.

3 - Le théâtre comme moyen d'expression et d'affirmation :

  • Jeux de regard
  • Situations théâtrales
  • Improvisations
  • Jeux sur les humeurs (ou émotions)
  • Relaxation

Il y a une progression et une motivation très rapides chez les enfants. Ils participent avec joie aux jeux de théâtre mais ont du mal à mélanger les garçons avec les filles lors de constitution d'équipes.

Le théâtre permet aux enfants de s'extravertir, de travailler en équipe, d'être à l'aise devant les autres, d'exprimer leurs émotions de façon structurée, et de maîtriser leur personnalité en direction de leurs buts. Notre objectif était de leur faire prendre conscience que poser des questions n'était pas honteux et qu'il valait mieux dire une bêtise et la rectifier que de rester sur une incompréhension.

POINTS IMPORTANTS
Ce sont des enfants qui sont pleins de vie et de dynamisme. Ils ont des rêves, veulent faire des métiers intéressants et aiment communiquer.

Ce que les enfants veulent ?

  • Obtenir davantage de confiance de la part des adultes
  • Communiquer vraiment avec les adultes
  • Donner le meilleur d'eux-mêmes
  • Etre pris au sérieux
  • Connaître la Vérité
  • Vivre leurs rêves

Résultats observables après le retour des enfants chez eux : des enfants plus calmes, plus motivés, plus concentrés et donc plus sûrs d'eux. Les objectifs ont été atteints car nous avons travaillé à clarifier ce qui empéchait les enfants d'aimer l'école et de découvrir l'utilité d'apprendre pour appliquer les données en ayant un but final en phase avec leurs aspirations.

CONCLUSIONS
Il est urgent et important de prendre conscience de l'ampleur des actions à accomplir dès maintenant et je fais appel à toute la volonté et la motivation des partenaires pour continuer ce projet.

Pour réussir ce Projet, il nous a fallu travailler en bonne collaboration avec les enfants et parler VRAI dès le départ. C'est une expérience inestimable pour les adultes et une aide précieuse pour comprendre leurs difficultés.

Ce projet "Apprendre en s'Amusant" peut être renouvelé et nous acceptons toutes propositions émanant d'organizateurs intéressés. Une synthèse des résultats obtenus sur différents stages et une statistique globale seront publiés ultérieurement.

C'est un projet qui peut également se faire avec d'autres publics comme les ados et les préados, les personnes adultes dans des séquences d'alphabétisation ou des séminaires de lutte contre l'illettrisme (15% de la population).

"Apprendre en s'Amusant" est un concept original de loisirs éducatifs à réaliser dans des centers de vacances. Ce projet, riche et diversifié, peut se développer, en s'appuyant sur une solide expérience de management d'équipe et une observation de plusieurs années de travail avec les enfants.

Si vous voulez que j'organize pour vous ou avec vous un stage "Apprendre en s'Amusant," s'il vous plaît contactez moi :

Email Nicole Shepherd

Apprendre en s'Amusant Nicole Shepherd



Déroulement d'un stage

Je commence par demander aux jeunes de mettre en commun ce qu'ils ont compris du programme que je leur envoie. Ils font ce travail par équipe de 2 pour s'entraider à comprendre ce qui est écrit. Chacun a des mots différents pour s'exprimer mais ils savent dégager ensemble une compréhension commune du document.

Je cible ensuite leurs difficultés qui s'articulent autour de l'apprentissage pur, c'est à dire la lecture, la dictée et les mathématiques. Ce sont des difficultés classiques que je rencontre chez chaque jeune faisant ce stage. Mais, très vite, je me rends compte que ce n'est pas le principal problème. Ce n'est que le 2ème jour qu'ils abordent les vraies difficultés qu'ils rencontrent quotidiennement à l'école : la violence verbale entre jeunes, la solitude qui naît de la peur de poser des questions, l'isolement dans le grand groupe de 25 élèves où l'instituteur ne peut en aucun cas être présent auprès de chaque élève avec la même intensité.

Ci-dessous vous trouverez un descriptif et une analyse des expériences vécues, ainsi que le témoignage des enfants. Les enfants expriment leurs ressentis par rapport à leur vécu scolaire...

  • "Je n'aime pas la maîtresse, alors je n'aime pas l'école ni la matière qu'elle enseigne."
  • "C'est nul ce que les instituteurs nous apprennent."
  • "J'aime les maths, mais je n'aime pas la maîtresse."
  • "Je n'aime pas quand les adultes parlent trop, je m'en vais ailleurs (dans ma tête)."
  • "Je n'aime pas lire parce que je trouve ça plus rigolo de regarder la télévision."
Ces réactions, récoltées à chaud, sont très affectives. Une fois travaillés tous ces ressentis, les enfants nous parlent plus librement et de façon plus rationnelle de l'école.

Par ailleurs, un sérieux problème se pose à nous. Il est à noter que certains enfants n'aiment pas lire ni écrire, font d'énormes fautes d'orthographe et écrivent comme ils parlent. Concernant la lecture, ils accrochent sur les mots empêchant une lecture fluide.

Pour eux, l'écriture et la lecture sont des obstacles à l'étude...

le stress

Le stress est le premier obstacle à l'apprentissage. Il me semble important de developer ici ce phénomène qui entrave véritablement la vie scolaire des jeunes en général.

Nous savons qu'un peu de stress met du piquant dans la vie si nous savons le gérer correctement et rationnellement, en se rappelant quelles sont nos priorités et ainsi agir en conséquence. Mais, pour des enfants ou des jeunes, la pression de l'adulte qui ne fait pas attention à eux ou à ce qu'ils ont appris, il est très difficile de comprendre pourquoi cette situation arrive.

Les enfants sont sensibles et naturellement curieux d'apprendre. Ils le font pour eux mais surtout pour faire plaisir à la maîtresse ou aux parents et si leurs efforts et leur temps passé ne sont pas reconnus, ils s'imaginent être 'transparents' et ne pas avoir de valeur auprès des instituteurs ou de leurs parents. Cette dévalorisation, qui vient de l'extérieur, les touche profondément car ils ne sont pas encore capables de faire face aux adultes avec une confiance en eux sans faille.

Le jeune s'identifie avec ses actions, avec les leçons qu'il apprend ou qu'il a du mal à apprendre, avec les camarades avec qui il est en compétition, avec les autres qui le montrent du doigt et lui parlent durement. Il ne sait pas relativiser et, des problèmes qui sont relativement mineurs, peuvent prendre des proportions démesurées. Il alimente naturellement la sensation de stress, ce qui fait que les problèmes deviennent encore pires, ce qui alimente encore la sensation de stress et qui fait que c'est encore pire etc.

Les jeunes vivent 2 types de stress :

  1. Le stress de la maîtresse : 'quand je sais elle ne m'interroge pas, même quand je lève le doigt; quand je ne sais pas très bien et que je ne lève pas le doigt, elle m'interroge'. D'où un sentiment de frustration et d'injustice qui naît insidieusement, en s'accumulant tout au long des heures et des jours de classes de l'année scolaire. Ainsi, à la fin de l'année, il n'est pas rare de voir des enfants moins gais, frôlant l'échec scolaire, prêts à redoubler, déçus de l'école dans sa globalité, dégoûtés du savir et de la lecture.

    Je ne veux pas généraliser en appliquant ce diagnostique à tous les instituteurs. Nous connaissons tous un instit sympa dont on se souvient toute sa vie tant il a su nous ouvrir à la curiosité d'aller plus loin.

  2. Le stress du groupe : 'J'étais copain (copine) avec elle (lui) et maintenant elle (il) est parti(e) dans un groupe et je me retrouve tout(e) seul(e). Pourtant, c'était sympa, on s'entendait bien. Ceux de l'autre groupe ne sont pas gentils et maintenant, de gentille (gentil) qu'elle (il) était, elle (il) est devenu(e) méchant(e)'.

    Le phénomène du 'groupe' fonctionne justement parcequ'il y a plusieurs personnes qui se mettent d'accord pour agir d'une certaine façon, bonne ou mauvaise. Ces personnes agissent en fonction d'une pensée unique et souvent réactive, refoulant ce qui n'est pas comme eux et attirant ce qui leur ressemble. En faisant une démonstration sur le sujet, les 2 jeunes ont bien compris ce fonctionnement, ce qui leur permettra d'y faire face plus facilement.

Le manque de visualisation contrète d'un concept est le second obstacle essentiel à l'apprentissage.

Le fait de démontrer des données en les visulisant avec des objets permet de les intégrer plus facilement. Le principe consiste à prendre un objet en le nommant.

Par exemple vous voulez démontrer à quelqu'un ce qu'est un obstacle à l'apprentissage. Vous prenez une gomme que vous posez sur la table, et vous dites : ça, cest moi. En poursuivant l'explication vous reprenez un autre objet (un taille crayon par exemple) que vous placez à côté ou éloigné du premier selon la situation. Vous dites : ça c'est l'objectif que je veux atteindre. Vous prenez une paire de ciseaux que vous placez entre les 2 premiers et vous dites : ça c'est un obstacle qui m'empêche d'atteindre mon objectif. La concrétisation de la situation 'moi, mon objectif et quelque chose entre les deux" permet de visualiser facilement ce qu'est un (ou plusieurs obstacles de différente taille), et de trouver des solutions pour les vaincre.

Le but final est de présenter un tableau suffisamment clair à la personne à qui vous voulez faire comprendre quelque chose. Dans le cas présent, comment réussir à vaincre les obstacles.

Ce travail a été très productif car il est facile et naturel pour des enfants de 'jouer' avec des objets en les déplaçant. Ainsi, pour leur faire comprendre ce qu'étaient des obstacles, nous avons utilizé des objets qu'ils avaient trouvés autour d'eux.

"Il y a des petits obstacles, des moyens et des grands. C'est ce qui nous empêche d'aller vers un objectif; nous pouvons les contourner, les comprendre (prendre avec soi), les sauter ou les éviter."

"Dans tous les cas, les obstacles passent 'derrière nous' et l'objectif nous apparaît plus clairement. Le fait d'intégrer, d'éviter ou de comprendre les obstacles nous rapproche de notre objectif."

Cela a été étonnant de voir comment les enfants ont compris le mécanisme de la démonstration et l'ont reproduit très rapidement.

Dans le même ordre d'idées que la visualisation, nous avons fabriqué artisanalement de la pâte à modeler. Je leur ai demandé de réaliser des objets par exemple une montre, une guitare, une fenêtre ouverte, une maison, un oeuf sur le plat etc ... l'objectif étant que quelqu'un d'autre puisse voir aisément ce qu'ils créaient. C'est un moment de détente particulièrement sympathique et enrichissant.

Les enfants fonctionnent davantage sur le 'cerveau droit' c'est à dire par image et par concept global, que par logique et analyse (cerveau gauche), d'où le grand succès des BD, des films, des jeux video etc. C'est un des moyens d'enseignement que nous avons à notre portée et qu'il nous faut utilizer le plus souvent possible, en le faisant correspondre avec la logique et le raisonnement rationnel, permettant d'avoir une idée complète d'un sujet.


Un troisième obstacle à l'apprentissage est la compréhension des mots. Les mots que l'on ne connaît pas du tout, les mots que l'on croit comprendre ou les mots qui ont plusieurs sens. Il peut s'ensuivre une suite de quiproquos et de malentendus nous mettant parfois dans des situations délicates. Une approche rationnelle du dictionnaire a permis de voir des détails comme 'les abbréviations' v.t. (verbe transitif), n.m. ou n.f. (nom masculin ou nom feminin), adj. (adjectif) etc… et donc de mieux l'utilizer.

Nous faisons des jeux sur la célérité de trouver un mot dans le dictionnaire pour vérifier si l'alphabet est bien intégré. Nous découvrons que le dictionnaire a 2 parties, une pour les noms communs et l'autre pour les noms propres; une différence fondamentale également entre plusieurs dictionnaires et pour finir, apprendre ce qu'est une définition et non un seul mot ou un exemple.


côté théâtre

le jeu émotionnel, un jeu où tout le monde gagne

Une jeune fille m'a dit que lorsque la maîtresse l'interroge et qu'elle sait, elle panique et pense "je n'y arriverai pas." De fait, elle n'y arrive pas et ne répond pas correctement alors qu'elle sait. Nous voyons ici que la pensée influence le comportement émotionnel et l'action qui s'ensuivent.

Si l'on pense autrement "j'ai appris, je sais, donc je vais y arriver," il s'ensuivra un comportement émotionnel différent, certes avec du stress de parler devant tout le monde, la peur de l'adulte - mais le fait de penser "je vais y arriver parce que j'ai appris et que je sais" change tout. La réponse à la question viendra tout naturellement et la confiance augmentera. Il y aura une grande satisfaction pour le jeune, la maîtresse et les parents.

Nous faisons donc des jeux autour de 3 émotions différentes, la tristesse, la colère et la joie. Tout d'abord c'était neutre, seulement jouer le sentiment de tristesse, de colère et de joie. Ensuite, je leur ai demandé de penser à 3 situations vécues, triste, colérique et joyeuse, et d'éprouver vraiment ce sentiment.

Au départ, le fait de jouer à être triste, en colère et joyeux n'a pas beaucoup influencé leur comportement. C'était des acteurs qui jouaient un rôle. A partir du moment où je leur ai demandé de penser réellement à des situations vécues, ils ont eu un comportement différent, en rapport direct avec le fait d'avoir, au préalable, pensé à une situation vécue. Ils étaient plus 'vrais' et ont compris l'importance de la pensée sur le comportement émotionnel et sur l'action qui s'ensuit.

La logique veut que si ça marche dans un sens négatif, ça marche dans un sens positif. Donc, si je pense que je vais y arriver, je déclenche le processus du succès; si je pense que je ne vais pas y arriver, je déclenche le processus de l'échec.

C'est un petit PLUS pour les aider à comprendre qu'ils sont responsables de leurs réactions face aux autres. Dans la classe et dans la cour de recréation cela pourra être efficace pour faire face au groupe et aux copains.

Nous avons effectué différents jeux de lecture à vois haute, soit immobile, soit en se déplaçant dans une pièce, soit en lisant de plus en plus fort, de plus en plus doucement, en tournant le dos au public, en appuyant sur les mots... C'est très efficace pour se rendre compte de son attitude devant les autres et de la portée de sa voix.

Des jeux de regards croisés entre eux sans bouger et sans parler, pour apprendre à soutenir un regard et rester calme à l'intérieur. Nous vons refait cet exercice plusieurs fois en augmentant le temps de 'regard' et ils sont allés jusqu'à 5 minutes sans bouger ni parler.


conclusions et perspectives

  • Les enfants sont naturellement curieux d'apprendre et de savoir, en vue de progresser et d'utilizer les données qu'ils ont apprises. Ils ont des rêves et veulent les réaliser. Ils sont intelligents, vifs, rapides à la compréhension, désireux de bien faire, avec une grande confiance dans les adultes qui leur donnent l'enseignement, quel que soit cet enseignement.
  • Les adultes ont une grande responsabilité vis à vis des jeunes et certains jouent leur rôle de façon remarquable. Ils saisissent la chance qui leur est donnée d'enseigner, non seulement un programme scolaire, mais aussi des outils et des méthodes pour grandir, s'épanouir et s'acheminer vers ses propres buts.
  • La maîtresse doit être aidée par un contact régulier avec les parents. Il ne faut pas oublier qu'elle est soumise, elle aussi, au stress du programme et du résultat, et que les conditions de travail ne sont pas toujours optimum. Il est dommage que les jeunes ressentent la pression de la maîtresse au point d'en oublier ce qu'ils savent quand elle les interroge, et se culpabilisent par la suite de ne pas avoir su répondre.
  • L'éducation, c'est l'affaire de TOUS, et les parents ont un rôle important de médiateur et de conseiller à jouer auprès de leurs enfants. Il n'y a de 'mode d'emploi' pour personne, et il appartient à chacun de nous de trouver la meilleure façon d'Etre et de faire auprès des jeunes que nous avons en charge.
  • Prendre conscience que nous sommes responsables de notre niveau de stress personnel qui est - très souvent - le produit de la façon dont nous pensons. Gérer le stress qui nous submerge et utilizer le 'bon' stress pour atteindre nos objectifs et être capables de gérer n'importe quelle situation.
  • Pratiquer la pédagogie de la réussite en donnant un but final et de petits objectifs pour atteindre ce but selon le niveau de chacun et, au fur et à mesure, augmenter la difficulté et redonner des objectifs à atteindre, etc.


Je souhaiterais vous conseiller des ouvrages qui m'ont apporté un nouvel éclairage sur le sujet de l'éducation.

bibliographie

'Profession motivatrice : réveiller le désir d'apprendre au college et au lycée' par Brigitte Prot, édition Noêsis

'La réglementation des centres de vacances et de loisirs : 150 fiches thématiques pour comprendre le droit' par Yannick Dubois, édition Puits Fleuri

'L'économat de camps et de centres de loisirs' par Michel Moreau, édition Presses d'Île de France

'Une politique de l'enfance : Du patronage au centre de loisirs' par Francis Lebon, édition L'Harmattan

'Enfants : le droit au génie' par Glenn Doman, édition HG (Homme Groupe)

'L'intelligence du coeur' par Isabelle Filliozat, édition Marabout

'Les enfants du verseau, pour un nouvau paradigme' par Marilyn Ferguson, édition Calmann Lévy

'Les enfants indigo, enfants du 3ème millénaire' par Lee Carroll et Jan Tober, édition Ariane

'Vivre Consciemment" par Peter Shepherd, édition Les Outils pour la Transformation


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